Crer - Travailleurs

06 avril 2010

Débat « Migrations » journee nationale du Forum Sociale de Belgique

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La journée national du FSB cherche a interpeller la présidence européenne qui sera tenue par la Belgique, on pense que il est nécessaire pour cadrer les enjeux européen des politiques migratoires, de parler, de celles qui servent a construire une « Europe Forteresse » avec des dispositives telles que ; l’agence de surveillance des frontières FRONTEX, la directive Européenne RETOUR (plus connus sur le noms de « directive de la Honte »), l’Externalisation des CAMPS (vers le Maroc, la Libye , etc.), le délit de solidarité, entre autres…

Au delà des réflexions politiques de fond il est nécessaire de proposer des alternatives d’engagements concrètes aux publics présents lors de ce débat, en particulier celle des acteurs de terrains et des groupes citoyens, pour en arriver, tant les personnes invites à prendre la parole que les informations diffusé (flayers, revue d’info, etc.) Aurons comme rôle de réveiller l’implication du publique a ces questions.


PRISES DES PAROLE


Modération du débat

Mathieu Bietlot, membre la commission socio/politique de Bruxelles Laïque et auteur du livre « Horizon fermé » Migrations, démocratie ou barbelés

Cadre juridique et politique ;

Souhail Chichah, chercheur en théorie du capital, chercheur en économie de la discrimination. Ecole du commerce de SOLVAY

Des acteurs de terrain ;

Sylvie Copyans, porte parole de l’association SALAM, elle viendra nous parler du travail au quotidien dans la « jungle » de Calais et sur les poursuites juridiques pour le « Délit de solidarité »

Porte parole du CSP59 de Lille. Collectif engage depuis plus de 20 ans dans les luttes en politiques migratoires et acteurs de terrain d’une grande valeur.

Amel Wasfy. Témoignage sur son emprisonnement au centre ferme 127bis de Steenockerzeel alors qu’elle étais en ceinte de 5 mois…


Oscar Flores, coordinateur de la CRER
pour le groupe « Migrations » du Forum Sociale Belge

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14 février 2010

Les ouvriers Français sont des arabes comme les autres

Les ouvriers Français sont des arabes comme les autres

mercredi 10 février 2010

Lorrains, Alsaciens, ils travaillent par dizaines de milliers dans les pays frontaliers comme ouvriers et employés. À leur tour, ces Français devenus « immigrés » subissent des discriminations. Car le racisme n’est pas tant lié à la culture ou à la religion qu’à la question sociale : il découle du pouvoir qu’ont les puissants d’alimenter une concurrence permanente entre ceux qui risqueraient sinon de se révolter. De retour de Lorraine, Le Plan B en apporte la démonstration.

Le 24 juin 1992, un Jean-Marie Cavada extatique célébrait sur FR3 « L’adieu à la classe ouvrière » dans son émission

La Marche

du siècle. Adieu à la classe ouvrière ? Dans le bassin d’emploi de Thionville, en Lorraine, les coassements emberlificotés de Cavada ont renforcé la conviction (déjà bien enracinée) que les médias mentent au service des patrons qui plastronnent : en 1999, la moitié des hommes actifs sont ouvriers et 60 % des femmes employées.

Du travail, beaucoup vont en chercher en Belgique, en Allemagne et, surtout, au Luxembourg. Car le « Lux », c’est à la fois le paradis du spéculateur et l’Eldorado du chômeur. Un pays de 450 000 habitants, une fiscalité qui régale les banquiers et délecte les multinationales, une croissance dopée par un secteur financier tentaculaire, des salaires bien plus élevés qu’en France...

Asphyxiée par les fermetures d’usines,

la Moselle

en devient peu à peu la banlieue. Chaque matin, près de 60000 Lorrains partent gagner leur vie au grand-duché. Travailleurs immigrés le jour, ils regagnent leur domicile le soir par les routes encombrées.

« On a fait venir les Arabes en France pour faire le sale boulot. Nous, on est pareils : les Luxembourgeois nous appellent "les Arabes". On est les Arabes du Luxembourg. En France, je ne trouvais pas de boulot.J’étais vendeuse de métier. J’ai fait toute la région, je ne trouvais pas ou alors du temps partiel : 19 heures par semaine. À l’époque j’avais 2 000 francs par mois. Après, j’ai eu la chance de trouver là-haut, au Luxembourg : ça multiplie par presque cinq. » Gabrielle Baldini travaille dans le restaurant d’une station-service ouvert 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. L’un des plus gros débits d’Europe : la file des poids lourds assoiffés de gasoil s’étire parfois sur

500 mètres

au bord de l’autoroute (lire « Au bonheur des dames »). Gabrielle fait les postes : deux jours le matin, deux jours l’après-midi, deux jours de nuit – « d’où les poches sous les yeux » ; deux jours de repos et le cycle recommence. Dimanches et fêtes compris.Le rythme en 2-2-2 épuise. « Je commence à le sentir, admet-elle. La nuit, je ne dors pas ; le sommeil vient quand il faut se lever. » Sans parler de la vie de couple. Le fiancé de Gabrielle fait lui aussi les postes. « Quand je quitte mon boulot à minuit, je rentre à 1 heure du matin, lui, il se lève à 4 h 30. La semaine dernière, je lui ai dit au revoir le mardi, je lui ai redit bonjour le vendredi. »

Libre échange d’ouvriers

« Pour les Luxembourgeois, nous, on est les Arabes. Les Arabes sont venus faire la merde chez nous et nous, on vient faire la merde chez les Luxos. » Mêmes mots, même parallèle : ce n’est plus Gabrielle Baldini mais Georges Jæger, vigile dans une compagnie financière luxembourgeoise, qui parle. « J’assume la sécurité du bâtiment mais, ma sécurité à moi, elle est nulle. Je travaille tout seul, toujours tout seul. » Un emploi que dédaignent les autochtones. « Ça ne paye pasassez pour eux. Leur train de vie, là-bas, est tellement élevé. Nous, on vit bien avec 12 000 francs par mois, mais eux, il leur en faut plus. »

« Le Lorrain, d’où il vient ? Il descend du train. » Le proverbe du cru rappelle que des générations d’Italiens, de Polonais, d’Ukrainiens, de Portugais, de Maghrébins se sont succédées dans les mines et les usines lorraines. À leur arrivée, tous ont enduré le racisme de ceux qui les précédaient. Le combat social a permis aux premiers de se fondre dans le creuset ouvrier [1]. Derniers arrivés et premiers frappés par la récession industrielle qui dure depuis trente ans, les ouvriers d’Afrique du Nord et leurs enfants subissent toujours la xénophobie.

Mais, qu’ils soient lorrains de longue date ou non, les travailleurs frontaliers sont considérés comme une main-d’œuvre étrangère par les employeurs du grand-duché. En France, Saïd Bouali pâtit de la discrimination qui frappe « les Arabes ». De l’autre côté de la frontière, s’amuse-t-il, « les Luxembourgeois sont racistes, mais ils ne nous considèrent pas comme des Arabes : ils nous considèrent comme des Français. Et ils n’aiment pas les Français. Ils n’aiment ni les Belges, ni les Allemands. » Sur les chantiers de BTP qu’il arpente depuis 15 ans en tant qu’électricien intérimaire, Kamel Amirouche sait que « les postes à responsabilité, ce ne sera pas un Français qui les aura : un Luxembourgeois ou bien un Allemand. »

Ainsi, les Lorrains de longue date devenus immigrés pendulaires souffrent un peu au Luxembourg de ce qu’endurent en France les enfants issus de l’immigration. « Du moment que vous travaillez pas avec des Luxembourgeois, explique Mme Baldini, ça se passe bien. Ils sont un peu imbus de leur personne. On va dire ça comme ça... Ils sont un peu racistes envers les Français, les Portugais, enfin les gens qui font les basses besognes entre guillemets. Mais nous, on est racistes aussi des fois. »

Le Luxembourg n’a jamais colonisé

la France

, les querelles religieuses entre les deux pays sont inexistantes. Pourtant, la plupart des frontaliers interrogés par Le Plan B s’estiment moins bien traités que d’autres quand ils travaillent « là-haut » [2]. Il y a le mépris des « nationaux », que perçoit Nouria Medjkoun lorsqu’elle effectue des missions dans un atelier d’emballage de pâtes : « "Tu fais ton boulot et tu t’en vas" : c’est dit sur un ton... ils te font sentir leur supériorité. » Paul Schmitt, qui a trié des déchets en intérim puis vissé des boulons de batteries en CDD, se souvient aussi de cette hostilité sourde. « Ils ne vous le disent pas mais vous le sentez. Vous sentez que vous n’avez rien à faire ici. Que vous êtes étranger, quoi. » Une atmosphère bien connue des ouvriers Algériens employés dans l’Hexagone !

Entre eux et en présence d’un frontalier, les petits chefs du grand-duché s’expriment souvent en luxembourgeois alors qu’ils parlent couramment le français et l’allemand, deux langues officielles enseignées à l’école. Naguère prisé par les gens distingués, le français est devenu la langue des travailleurs, comme le portugais.

Prolétaires de tous les pays, étripez-vous !

« Ils ne nous aiment pas trop, tranche Georges Jæger, parce qu’on prend leur boulot soi-disant. » Ce reproche si souvent adressé aux immigrés venus en France se retourne à présent contre les Français qui émigrent vers des régions plus riches. Au « Lux », la barre des 10 000 chômeur sa été franchie en 2005, et le taux de sans-emploi a plus que doublé depuis 2001. Comme 70 % des postes nouvellement créés depuis vingt ans ont été attribués à des frontaliers, ces derniers sont montrés du doigt. Non seulement par les « nationaux », mais aussi par les « résidents étrangers ». Un rapport officiel note que « si les Luxembourgeois manifestent certains réflexes protectionnistes à l’égard des étrangers — résidents comme frontaliers — en ce qui concerne l’emploi, ils se retrouvent avec les résidents étrangers pour manifester ensemble les mêmes réflexes à l’égard des frontaliers [3] ».

Dans le secteur de la construction, traduit Paul Schmitt, « on est considérés comme des larbins par les Portugais, entre autres, qui eux sont considérés comme des larbins par les Luxembourgeois ». Il ne s’agit pas du racisme lettré des théoriciens de l’inégalité des races. Mais de cette concurrence permanente entre les dominés qu’entretiennent les puissants afin de perpétuer leur suprématie. Une concurrence engendrée par la compétition économique internationale, répercutée dans les rapports de travail quotidiens et sans cesse alimentée par l’enflure des « débats » médiatiques sur le voile, la religion, l’identité. Dresser les dépossédés contre plus dépossédés qu’eux constitue le meilleur moyen d’empêcher que tous se rassemblent pour renverser les maîtres.

S’il ne décolère pas contre « la génération 39-45 » des Français qui reprochent aux immigrés de prendre leurs emplois, Kamel Amirouche, l’intérimaire permanent, analyse la pression à la baisse des salaires qu’imposent les derniers arrivants sur le « marché du travail » luxembourgeois : « Depuis 1998, je ne sais pas si c’est par rapport àla Bosnie, mais il y a un gros arrivage de Yougoslaves. C’est de la main-d’œuvre à moindres frais. Ils nous font concurrence à nous, directement. Parce qu’au bout de quinze ans je peux prétendre à un salaire de 12 euros de l’heure. Si le Yougoslave qui touche 2 euros dans son pays, on lui en propose 5 ici, c’est sûr qu’il va accepter. Et ça nous fait du tort à nous qui sommes là depuis longtemps. Je le ressens quand je contracte pour une mission, quand je vais négocier mon taux horaire. On te dit : si tu ne prends pas à 11, j’en ai encore toute une palette. Il faut qu’ils vivent, il faut qu’ils travaillent aussi. Mais ils sont prêts à bosser pour un 1 euro, chose qu’on ne ferait jamais. Moi, j’ai un acquis, une expérience : je peux revendiquer un tarif horaire. Il y a des boulots que je ne ferais plus, il y a des tarifs que je n’accepterais plus. »

Le mécanisme ne date pas d’hier. En 1848, Marx et Engels expliquaient déjà que l’« organisation des prolétaires en une classe est à tout moment détruite par la concurrence des ouvriers entre eux. »

Paru dans Le Plan B n°01, mars-avril 2006

Notes

[1] Lire Gérard Noiriel, Longwy, immigrés et prolétaires, Paris, PUF, 1984.

[2] Le même sentiment anime nombre de frontaliers alsaciens qui travaillent en Suisse.

[3] Marcel Glesener, Interrelations entre immigration et marché de l’emploi au Luxembourg. Pour une société de bien-être partagé,Luxembourg, avril 2004.

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21 janvier 2010

Régularisations : de l’arbitraire au discrétionnaire

Régularisations : de l’arbitraire au discrétionnaire 

Après des années de critiques de la société civile dénonçant l’absence d’une politique respectueuse des droits fondamentaux en matière de régularisation, le nouveau gouvernement fédéral belge s’est engagé, le 18 mars 2008, à adopter une circulaire qui précisera les critères sur la base desquels des titres de séjours seront délivrés. Jusqu’à présent en effet, le pouvoir discrétionnaire du Ministre et l’absence de critères précis, définis légalement aboutissaient à de nombreuses inégalités de traitement dans la pratique.  

Pendant plus d’un an, la promesse du gouvernement est restée lettre morte. Annemie Turtelboom, Ministre de la Politique de migration et d’asile durant cette période, ne semblait pas avoir l’intention de faire avancer le dossier. Face au silence politique, en désespoir de cause, certains sans papiers ont radicalisé leur action en se lançant dans des grèves de la faim. Le milieu estudiantin s’est mobilisé, des occupations ont été organisées, syndicats, recteurs d’université, communautés religieuses et ordres des barreaux belges ont fait entendre leur voix. Tous ont marqué fermement leur opposition au pouvoir discrétionnaire de la Ministre et réclamé la fixation de critères précis énoncés dans une loi.    

Suite aux élections régionales du 7 juin 2009, la compétence de la migration et de l’asile est confiée au Secrétaire d’Etat Melchior Wathelet. Le 18 juillet 2009, en une seule journée de négociation, le comité ministériel restreint élargi au Secrétaire d’Etat arrive à un accord, revêtant la forme d’une instruction.   

Le Vlaams Belang, prétextant que les critères prévus sont contraires à la loi sur le séjour des étrangers et que le gouvernement a outrepassé ses compétences, introduit un recours contre l’instruction devant le Conseil d’Etat quelques jours après son adoption. La plus haute instance administrative lui donnera raison le 9 décembre 2009. Le texte attaqué est suspendu et annulé. Ces critères auraient dû faire l’objet d’une loi. 

L’adoption d’une loi entérinant le contenu de l’instruction aurait été la solution idéale mais certains partis de la majorité s’y opposent. Melchior Wathelet s’est alors publiquement engagé à tenir compte des critères figurant dans l’instruction annulée dans le cadre du traitement des dossiers. Pour ce faire, il usera de son pouvoir discrétionnaire qui lui est conféré et selon lequel il lui est permis d’avoir le dernier mot sur chaque cas. 

Alors que le pouvoir discrétionnaire du Ministère de la Politique de migration et d’asile est au centre des critiques de la société civile, les critères de régularisation qui figuraient dans l’instruction ne pourront in fine être appliqués que par recours à ce même pouvoir. La réponse politique actuelle correspond à l’exact opposé de ce qui était originellement revendiqué par les mouvements sociaux.

S’il nous est permis d’espérer que Melchior Wathelet exercera ce pouvoir avec clémence et selon ses dires, qu’en sera-t-il en cas de remaniement ministériel? 

On ne peut que déplorer la situation actuelle. Outre l’absence de critères clairs et permanents, on se trouve aujourd’hui dans un flou juridique sans précédent. Que se passera-t-il si l’administration réadopte ses réflexes antérieurs au 15 septembre 2009  dans le traitement des dossiers introduits sur la base de l’instruction? Sur quelle base les avocats intenteront-ils les recours contre les refus de régularisation ? L’accord du gouvernement de mars 2008 est loin d’avoir été respecté.

Certaines analyses ont centré le débat sur la victoire de l’extrême droite et sur le tour de passe-passe du Secrétaire d’Etat en charge de la Politique de migration et d’asile. Ne passons-nous pas à côté de l’essentiel ? La situation actuelle crée un paradoxe : le pouvoir discrétionnaire, objet de la critique, devient la solution à la crise qu'il a lui même engendrée.

Signataires :

LDH - Ligue des droits de l’Homme Belgique,

PLN - Progress Lawyers Network, cabinet d'avocats,

CRACPE - Collectif de Résistance Aux Centres Pour Etrangers,

MRAX - Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xénophobie,

CRER - Coordination contre les Rafles, les Expulsions et pour la Regularisation.

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20 décembre 2009

Photos du rassemblement de St Nicolas au centre de détention Tubize

LE DIMANCHE 6 DEC NOUS AVONS ACCOMPAGNE ST NICOLAS AU CENTRE DE DETENTION DES FAMILLES SANS PAPIERS A TUBIZE, ST NICOLAS AVAIT APPORTEZ DES CADEAUX POUR LES ENFANTS ENFERMES, VOICI QUELQUES PHOTOS RASSEMBLEMENT ET DE L INTERIEUR DU CENTRE ;

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06 novembre 2009

"Délit de solidarité" ; Une épicière de Mulhouse condamnée...

Eric Besson avait promis qu'il n'y aurait jamais de poursuites pour délit de solidarité. Sonia Celebi vient d'être condamnée à un mois de prison pour aide à séjour irrégulier : elle hébergeait un homme qui risque l'incarcération à perpétuité dans son pays d'origine.

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Sona Celebi a été condamnée par le tribunal correctionnel de Mulhouse à un mois de prison avec sursis pour aide à séjour irrégulier et travail dissimulé, a fait savoir son avocat, vendredi 6 novembre.
Avec son mari, Sona Celebi, épicière à Mulhouse, a accueilli à son domicile un ressortissant turc, Mehmet Comut. Cet homme se trouvait sans titre de séjour et sa la demande d'asile à la France a été rejetée à trois reprises.
Un agent de l'Urssaf l'avait trouvé derrière le comptoir de la petite épicerie de quartier lors d'un contrôle au mois d'août.

Menacé de mort

Mehmet Comut avait alors affirmé qu'il donnait "un petit coup de pouce" au magasin "de façon tout à fait occasionnelle" et de sa propre initiative.
"Il ne travaillait pas chez moi", a indiqué Sona Celebi, jeudi lors de l'audience où elle était soutenue par le "comité Comut" qui réunit des représentants locaux de la Ligue des droits de l'homme, de RSF 68, de la Cimade ainsi que du PCF et du NPA d'Olivier Besancenot.
Maître André Chamy a fait valoir que le couple Celebi s'était comporté avec cœur en soutenant, malgré ses faibles revenus, une personne menacée de mort en cas de retour dans son pays. "Il n'y avait aucun lien de subordination même ressenti", selon l'avocat. Le journal L'Humanité rappelle que Mehmet Comut, militant du TKP-ML, Parti communiste marxiste-léniniste de Turquie, a été condamné à mort en 1996 par la cour de sûreté de l’État d’Istanbul, une peine commuée depuis en réclusion à perpétuité.

Promesse d'Eric Besson

Maître André Chamy a jugé aberrant que la préfecture demande un certificat d'hébergement à Mehmet Comut et qu'on s'attaque ensuite à ceux qui l'hébergent "alors que le ministre de l'Immigration Eric Besson a affirmé qu'il n'y aurait jamais de poursuite pour délit de solidarité.
Le tribunal a condamné l'épicière pour aide au séjour irrégulier d'un étranger en France, emploi d'un étranger démuni d'autorisation de travail et travail dissimulé. Le parquet a essentiellement fait valoir le risque d'une exploitation de la vulnérabilité de personnes en situation irrégulière qui travaillent sans protection sociale.

Source : tempsreel.nouvelobs.com 

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25 octobre 2009

L « Humaniste » Melchior Wathelet, Ministre de l’Immigration va enfin annuler la circulaire qui appelle à dénoncer les étrangers

Le gouvernement belge pousse les citoyens a la délation pour arrêter les clandestin, la chasse aux sans papiers est ouverte !!!!

Voici la nouvelle circulaire du ministre belge de l'immigration qui ordonne aux forces de police/bourgmestres d'arrêter les clandestins et pousse les citoyens Belges a dénoncé ceux qui vivent dans leur quartier, on n’est pas en 40 mais c'est tout comme...

VOIR ICI ; http://regularisation.canalblog.com/archives/2009/07/19/14446901.html

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20 octobre 2009

UN CHARTER POUR EXPULSER LES REFUGIES AFGHANS !!!

Une pétition de protestation circule sur Internet et a déjà récolté récolte 10.000 signatures...

Il s'agirait du premier vol groupé depuis 2005. Le départ d'un charter franco-britannique d'immigrés afghans serait programmé pour mardi soir après une étape à Lille-Lesquin, a déclaré lundi un responsable de la Cimade, confirmant des informations obtenues à Lille.

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Une quinzaine d'Afghans

Selon Libération, 10.000 signataires demandent, dans une pétition lancée par France Terre d'Asile (FTA) et une trentaine d'organisations européennes, l'annulation de ces retours forcés. Parmi eux: Marie-George Buffet, José Bové, mais aussi Etienne Pinte, député UMP de Versailles. Selon Damien Nantes, responsable de la Cimade, seule association présente dans les centres de rétention (Cra), «une quinzaine de ressortissants afghans seraient concernés».

Interrogé sur la programmation d'un tel vol groupé, le ministère de l'Immigration n'avait pas donné de réponse ce lundi en fin d'après-midi. Au lendemain du démantèlement de la «jungle» de Calais, le 22 septembre dernier, le président Nicolas Sarkozy avait annoncé l'organisation de retours forcés en Afghanistan en coopération avec le Royaume-Uni, conformément à un accord franco-britannique en date du 6 juillet 2009.

Il y a deux semaines, des associations de défense des sans-papiers et des droits de l'Homme avaient annoncé qu'un charter franco-britannique était programmé le 6 octobre pour Kaboul, en partance de Londres avec escale à Lille-Lesquin. Le ministère de l'Immigration avait démenti l'existence d'un tel vol ce jour-là, mais le ministre Eric Besson avait déclaré que des vols pour Kaboul seraient organisés «dans les jours qui viennent».

M. D. avec agence

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09 octobre 2009

Pétition de soutien à un cinéaste poursuivi pour délit de solidarité

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Pétition de soutien à un cinéaste poursuivi pour délit de solidarite

José Chidlovsky, réalisateur d’un documentaire sur les sans-papiers a hébergé une jeune Algérienne pendant son tournage.

Il fait l’objet d’une procédure judiciaire pour délit d’entraide aux sans-papiers et encourre 5 ans de prison plus 30.000 euros d’amende s’il était mis en examen.

Son documentaire, Journal de sans-papiers, traite des conditions de vie des sans papiers et témoigne de leur quotidien.

Signez la pétition de soutien à José Chidlovsky :  http://zadigproductions.fr/?page_id=201

(Article paru dans l’Humanité du 6 octobre)

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30 août 2009

Interview a Benoît Van der Meerschen, président de la ligue de Droits de L'Homme.

Interview a Benoît Van der Meerschen, président de la ligue de Droits de L'Homme.

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25 août 2009

Plus les sociétés deviennent inégalitaires, plus elles sont attachées à la diversité

Entretien avec Walter Benn Michaels, auteur de "La diversité contre l'égalité" (Raisons d'agir, février 2009).

Marianne2.fr : Pour vous, le débat sur la diversité masque l'accroissement des inégalités économiques?


Walter Benn Michaels :
Oui. Au cours des 30 dernières années, les pays comme la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada sont devenus de plus en plus inégalitaires, économiquement parlant. Et plus ils sont devenus inégalitaires, plus ils se sont attachés à la diversité. C'est comme si tout le monde avait senti que le fossé grandissant entre les riches et les pauvres était acceptable du moment qu'une partie des riches sont issus des minorités.

Vous considérez qu'il s'agit d'un écran de fumé et qu'il est délibérément mis en place. Pourquoi et par qui?


Non, il n'y a pas de complot ici. Je pense que les gens se sont de plus en plus attachés à un modèle libéral de justice, dans lequel la discrimination — racisme, sexisme, homophobie, etc. — est le pire de tous les maux. Si ça marche, c'est à la fois parce que c'est vrai — la discrimination est évidemment une mauvaise chose — et parce que ça ne mange pas de pain— le capitalisme n'a pas besoin de la discrimination. Ce dont le capitalisme a besoin, c'est de l'exploitation.

Vous expliquez que la diversité ne réduit pas les inégalités, mais permet seulement de les gérer. Que voulez-vous dire?


Eh bien, il est évident que la diversité ne réduit pas les inégalités économiques. Si vous prenez les 10% de gens les plus riches (ceux qui ont en fait tiré le plus de bénéfices de l'explosion néolibérale des inégalités) et que vous vous assurez qu'une proportion correcte d'entre eux sont noirs, musulmans, femmes ou gays, vous n'avez pas généré plus d'égalité sociale. Vous avez juste créé une société dans laquelle ceux qui tirent avantage des inégalités ne sont pas tous de la même couleur ou du même sexe.

Les avantages en termes de gouvernance sont assez évidents, eux aussi. L'objectif du néolibéralisme, c'est un monde où les riches peuvent regarder les pauvres et leur affirmer (à raison) que personne n'est victime de discrimination, leur affirmer (tout autant à raison) que leurs identités sont respectées. Il ne s'agit pas, bien sûr, de les rendre moins pauvres, mais de leur faire sentir que leur pauvreté n'est pas injuste.

Vous allez même plus loin puisque vous expliquez que le combat pour la diversité a partie liée avec une logique néolibérale. Pourtant il a existé des convergences, que vous évoquez dans le livre, entre luttes économiques et revendications portées par des minorités. Pourquoi ces convergences ont-elles disparu aujourd'hui?
 


La convergence que vous évoquez entre la lutte contre la discrimination et le combat contre l'exploitation n'était qu'une convergence temporaire. Ainsi, par exemple, aux Etats-Unis, les Noirs radicaux se sont battus à la fois contre le racisme et le capitalisme. Des gens comme le Black Panther Bobby Seale ont toujours estimé qu'on ne peut pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, mais par le socialisme. Mais avec l'ère du marché triomphant débutée sous Reagan et Thatcher, l'antiracisme s'est déconnecté de l'anticapitalisme et la célébration de la diversité a commencé. Bien entendu, il n'y a rien d'anticapitaliste dans la diversité. Au contraire, tous les PDG américains ont déjà eu l'occasion de vérifier ce que le patron de Pepsi a déclaré dans le New York Times il y a peu: « La diversité permet à notre entreprise d'enrichir les actionnaires ».

De fait, l'antiracisme est devenu essentiel au capitalisme contemporain. Imaginez que vous cherchiez quelqu'un pour prendre la tête du service des ventes de votre entreprise et que vous deviez choisir entre un hétéro blanc et une lesbienne noire. Imaginez aussi que la lesbienne noire est plus compétente que l'hétéro blanc. Eh bien le racisme, le sexisme et l'homophobie vous souffleront de choisir l'hétéro blanc tandis que le capitalisme vous dictera de prendre la femme noire. Tout cela pour vous dire que même si certains capitalistes peuvent être racistes, sexistes et homophobes, le capitalisme lui-même ne l'est pas. Si dans les années 60 les Black Panthers pensaient qu'on ne pouvait pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, aujourd'hui, dans la crise économique actuelle, des gens comme Yazid Sabeg espèrent qu'on peut sauver le capitalisme grâce au capitalisme « black-blanc-beur ».

Vous ne semblez pas être un fervent partisan de la politique de discrimination positive telle qu'elle est menée actuellement aux Etats-Unis. Que préconiseriez-vous afin de rendre moins inégalitaire le système éducatif américain ?


Ces quarante dernières années, les étudiants des universités américaines ont changé, et de deux façons. Premièrement, ils se sont beaucoup diversifiés. Deuxièmement, ils sont toujours plus riches. Cela signifie qu'alors que les universités américaines se sont autoproclamées de plus en plus ouvertes (à la diversité), elles se sont en réalité de plus en plus fermées. Ça ne veut pas seulement dire que les jeunes issus de milieux modestes ont du mal à payer leur scolarité, ça signifie aussi qu'ils ont reçu un enseignement si bas de gamme dans le primaire et le secondaire qu'ils n'arrivent pas à passer les examens d'entrée à l'université.

Donc, la première chose à faire lorsqu'on décide de mettre en place une politique de discrimination positive, c'est de le faire par classes et non par races. La seconde — mais de loin la plus importante — chose à faire serait de commencer à réduire les inégalités du système éducatif américain dès le primaire. Tant que ça ne sera pas fait, les meilleurs universités américaines continueront à être réservées aux enfants de l'élite comme le sont, pour l'essentiel, les meilleures grandes écoles françaises. Même si, bien sûr, vos grandes écoles ainsi que vos universités les plus sélectives, puisqu'elles sont gratuites ou bien moins chères que leurs homologues américaines, apportent un avantage supplémentaire aux riches — c'est une redistribution des richesses, mais à l’envers.

Barack Obama est présenté, en France, comme un produit de la discrimination positive. Comment interprétez-vous sa victoire électorale et l'engouement qu'elle a pu susciter ?


Sa victoire, c'est le triomphe totale de l'idéologie néolibérale aux Etats-Unis, le triomphe de la diversité et en même temps celui des marchés. Ce n'est pas un hasard si des économistes démocrates conservateurs comme Larry Summers ou Tim Geithner sont ses conseillers les plus proches. Si ce que vous voulez, c'est sauver le système économique néolibéral de la crise, c'est une bonne chose. Nous savons tous que l'administration Bush était trop distraite par ses lubies impérialistes du XXe siècle pour s'apercevoir que Wall Street avait plus besoin d'aide que l'Irak. Obama ne fera pas cette erreur. Mais si vous voulez que le système change fondamentalement, ne comptez pas sur les Démocrates. Du point de vue de la justice économique, Obama, c'est juste un Sarkozy noir. Bien sûr, ce n'est pas un problème pour Sarkozy, mais c'est un problème pour tous les gens qui se disent de gauche, qui aiment Obama et pensent que l'engagement dans la diversité dont il est le produit va également produire une société plus égalitaire.

Le thème central de La diversité contre l'égalité, c'est qu'ils se trompent ; la diversité est au service du néolibéralisme, et non son ennemie. Ce n'est pas une adresse à Sarkozy — il sait déjà qu'une élite diversifiée est une élite plus heureuse, plus autosatisfaite. Cela s'adresse à la gauche, à ceux qui préfèrent s'opposer au néolibéralisme, plutôt que l'améliorer.

Source :
Marianne2.fr (le titre et le chapo ont été rédigés par la rédaction de l'Observatoire du communautarisme)

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4ème de couverture :
A la télévision comme dans les entreprises, au Parti socialiste comme à l'Elysée, à Sciences Po comme à l'armée résonne un nouveau mot d'ordre: Vive la diversité ! Avec l'élection de Barack Obama, le bruissement s'est changé en clameur. Désormais, chacun devrait se mobiliser pour que les femmes et les "minorités visibles" occupent la place qui Leur revient au sein des élites. Mais une société dont les classes dirigeantes reflètent la diversité a-t-elle vraiment progressé sur le chemin de la justice sociale ? A cette question jamais posée, Walter Benn Michaels répond par la négative. La promotion incessante de la diversité et la célébration des " identités culturelles " permettent au mieux, selon lui, de diversifier la couleur de peau et le sexe des maîtres. Sans remettre en cause la domination qui traverse toutes les autres : celle des riches sur les pauvres. A l'aide d'exemples tirés de la littérature, de l'histoire et de l'actualité, ce livre montre comment la question sociale se trouve désamorcée lorsqu'elle est reformulée en termes ethnico-culturels. Plus fondamentalement, il s'interroge sur l'objectif d'une politique de gauche: s'agit-il de répartir les inégalités sans discrimination d'origine et de sexe, ou de les supprimer ?

Biographie de l'auteur :
Walter Benn Michaels est professeur de Littéra
ture à l'université de l'Illinois à Chicago.

Posté par 1 mai à 15:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]